Chronique 2020

Vettel dominé, Vettel outragé, mais Vettel libéré !

La crise du Covid19 a transformé ce qui devrait être la saison la plus longue de l’histoire en une longue attente pour les aficionados et une incertitude concernant le calendrier. Les sites spécialisés sont en mal d’ infos et peinent à nous délivrer des contenus intéressants au point d’être réduits à nous partager des semblants de spectacle de course virtuelle ou une williams est capable de battre une Ferrari à la régulière. Accordez moi que devant un si piètre spectacle, ça relève plus de la fiction qu’autre chose!

Sauf que depuis le 12 mai les choses se sont accélérées. Faute d’avoir des infos sur la saison 2020, les fans en reçoivent sur la saison 2021

Tout a débuté par l’annonce d’une rupture consommée entre Vettel et Ferrari , une info qui se comprend autant qu’elle s’explique puisqu’à l’image de la vachette espagnole , Vettel s’est montré incapable de ramener le moindre titre mondial à l’ écurie italienne en 5 ans de coopération.

Vettel dominé

La saison 2019 a été révélatrice de la surcote dont bénéficiait celui que les experts autoproclamés avaient baptisé Babyschum.

Associé à Charles Leclerc aux dépend du rat qu’on aime, Vettel a vu son étoile pâlir à une vitesse stratosphérique. Pourtant, le monégasque avait été désigné en coéquipier susceptible de s’effacer au profit de Vettel par Binotto en ouverture de saison

C’était sans compter sur la détermination du monégasque qui a finalement imposé son style dès le Gp de Barhein où, après avoir décroché sa première pole position en F1, il a défié les ordres de son écurie et repris la tête de la course que l’Allemand lui avait chipée au départ. C’est un problème de combustion sur un cylindre qui a mis un terme aux chances de victoire du monégasque qui termina 3ème derrière les Mercedes Boy’s . La claque était tout de même sonnante pour l’allemand qui termina 5ème avec 30 secondes de retard sur Leclerc. Le bras de fer pour le leadership entre les 2 pilotes en rouge était alors engagé.

Pour sa première année chez Ferrari, Leclerc a volé la vedette à Vettel et imposé sa loi au sein de la Scuderia. Que Leclerc ait les dents longues se conçoit mais qu’un quadruple champion du monde ne soit pas en mesure d’écraser un jeune blanc bec est moins concevable. Toutefois c’est un cas de figure qui n’est pas sans rappeler la saison 2007 lors-qu’Alonso fut battu par un certain jeune rookie qui découvrait les circuits .

Leclerc est faillible et l’a déjà montré lors des qualifs à Bakou, ou lors de sa victoire promise perdue en Autriche dans son face-à-face avec le hollandais violent il apparait encore plus surprenant que Vettel n’ait pas saisi ces échecs pour reprendre l’avantage

Leclerc Vainqueur à spa et à Monza , Vettel semblait déjà sous l’éteignoir du monégasque. C’est finalement grâce au choix stratégique de Ferrari a Singapour que Vettel a pu glaner son unique victoire de la saison comme si la volonté de l’équipe avait été de remettre l’ allemand en selle dans le match contre son voisin de garage.

Mais les chiffres ne mentent jamais . Leclerc a littéralement écrasé Vettel auteur de sept pole positions sur la saison en complément de 10 podiums Sportivement, Leclerc a outrageusement dominé contraignant l’équipe à hausser le ton pour éviter les accrochages tel que celui survenu à Interlagos.

Une domination de Leclerc qui rappelle celle de Ricciardo sur Vettel lorsqu’ils étaient coéquipiers chez RedBull. Vettel avait refusé le match retour en se dérobant pour signer chez les rouges, l’année 2020 risque fort de ressembler à un chemin de croix pour l’allemand qui devra subir une année supplémentaire les assauts du monégasque.

La porte est maintenant grande ouverte à toutes les supputations sur qui succèdera à Vettel chez les Rouges…

L’Cheufff – ©Niousis International

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