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Team orders which interfere with a race result are prohibited

lundi 26 juillet 2010, Forzaferrarix


Le GP d’Allemagne a vu le retour en force de la Scuderia Ferrari. Sur le tracé allemand, les voitures rouges étaient clairement les monoplaces à battre. Pour Fernando Alonso, piètre 5° du championnat sous la menace de Robert Kubica et Nico Rosberg, c’était là l’occasion rêvée de rattraper un début de saison franchement médiocre pour ne pas dire calamiteux. Alonso, qui dispose en effet d’une monoplace suffisamment compétitive et fiable pour se mêler à la course au titre, a en effet ruiné ses chances et celles de son écurie par ses erreurs à répétition. D’un accrochage avec Button en Australie à ce dépassement en coupant un virage au dernier GP, en passant par un départ anticipé en Chine et une grossière faute de pilotage à Monaco, Alonso a vendangé des points par dizaine à cause de son pilotage médiocre et de son antisportivité.

Alors qu’il reste sur une 8° et une 14° place lors des deux derniers GP, Alonso continue pourtant de clamer à qui veut l’entendre qu’il joue le titre, d’une manière qui n’est pas sans rappeler le regretté (ou plutôt le regrettable) David Coulthard.

Il était donc indispensable dans cette optique qu’il profite de la supériorité de sa monoplace sur le tracé germanique pour aller chercher la victoire. Mais comme on pouvait s’y attendre avec la brèle des Asturies, les choses ne se sont pas vraiment passées comme il espérait.

Il a commencé par échouer dans la conquête de la pole position, faute de pouvoir aller chercher les 3 millièmes nécessaires pour devancer le talentueux Sebastian Vettel. Puis, tout en profitant d’un nouveau départ raté du jeune allemand, il s’est fait copieusement moucher par son équipier Massa.

Connaissant notre épicier, on pourrait deviner la suite sans même avoir vu la course. Nous savons tous qu’il est incapable de réaliser le moindre dépassement. En étant 2° au premier virage, il était bien parti pour être 2° jusqu’à l’arrivée.

Et si Alonso est un épicier sans panache, il est aussi un râleur à l’égo surdimensionné qui ne supporte pas que sa majesté soit dominé par la régulière par meilleur que lui à monoplace égale. On a donc assisté au spectacle habituel d’un Alonso trépignant derrière Massa, éructant, agitant son petit poing dans son cockpit et braillant à la radio que « tout cela est ridicule ». On ne pourra pas lui donner tort.

Il est effectivement ridicule de voir cette starlette surfaite et surpayée incapable de gagner à la régulière, surclassée par son équipier, infoutue de dépasser un pilote prétendument plus lent, et nous faisant subir de surcroît ses caprices de gamin trop gâté. Comme à Valence un mois plus tôt, Zozo déploie plus d’énergie à faire profiter son équipe de son humeur de cochon qu’à tenter de réussir un dépassement sur autre chose qu’une Toro Rosso.

Heureusement pour lui, lorsqu’il est incapable de gagner à la régulière, il reste toujours son arme secrète : la triche. Qui prendra cette fois la forme d’une consigne de course survenue au 49° tour permettant à Alonso de dépasser un Massa consentant pour usurper la victoire. Massa peut s’estimer heureux que Ferrari soit plus civilisée que Renault, on ne lui a pas ordonné de se jeter dans un mur.

Il n’y a aucun doute sur la réalité de cette consigne, à moins de vouloir faire insulte à l’intelligence. La chronologie des évènements est limpide. La radio annonce à Massa : « Fernando est plus rapide que toi, confirme que tu as bien compris ». Quelques secondes plus tard, Massa laisse passer Alonso en pleine ligne droite. Puis l’équipe s’excuse auprès de Massa à la radio.

Je vous laisse apprécier ce comportement au regard de l’article 39.1 du règlement sportif : « Team orders which interfere with a race result are prohibited ». Même pour les plus anglophobes de mes lecteurs, je ne pense pas qu’il soit utile de traduire. Le plus incroyable est que Ferrari et Alonso sont tellement persuadés de leur impunité qu’ils trichent au vu et au su de tout le monde sans même essayer de se cacher.

Il semble toutefois qu’un tabou commence à tomber et que les commissaires osent enfin commettre le sacrilège suprême en s’attaquant à l’écurie officielle du président Jean Todt et à son petit protégé Alonso. A Silverstone, ils avaient eu le courage de sanctionner Alonso pour sa précédente tricherie, en l’espèce un dépassement en coupant un virage. Leurs homologues d’Hockenheim ont emprunté ce chemin fraîchement défriché en déclarant Ferrari coupable et en leur infligeant une lourde amende de 100.000 dollars. On peut toutefois regretter qu’ils n’aient pas décidé eux-mêmes de prendre les sanctions sportives qui s’imposaient, décidant plutôt de renvoyer les délinquants devant le Conseil Mondial.

Cela ouvre malheureusement la porte à de possibles (pour ne pas dire probables) tractations et magouilles en coulisses pour garantir l’impunité aux professionnels de la triche, d’autant plus que la réunion ne se tiendra pas avant le 10 septembre et que ce scandale ne sera plus au cœur de l’actualité. Il va de soi qu’au regard de la gravité de cet acte qui a totalement bafoué le sport, on ne peut pas se contenter d’une simple sanction pécuniaire, aussi élevée soit-elle. Le budget de Ferrari se chiffre en centaines de millions d’euros, il est bien évident que 100.000 dollars représentent un paille et qu’une telle sanction n’a rien de dissuasif. A partir du moment où le résultat de la course a été manipulé en toute illégalité, la sanction minimale qui s’impose est l’exclusion des deux voitures. Tous sont coupables : l’équipe qui a donné l’ordre, Massa qui a obtempéré en sachant pertinemment que c’était illégal et surtout Alonso qui a clairement exigé que cette consigne soit donnée par ses vociférations à la radio. Un Alonso qui n’a d’ailleurs pas manifesté le moindre remord, pas plus d’ailleurs qu’après l’affaire d’espionnage dans laquelle il était mouillé jusqu’au cou ou après le crashgate. Pour lui, la triche est une seconde nature. Gagner en bafouant les règles, c’est quelque chose qui lui semble parfaitement naturel.

Ce hold-up ne suffira d’ailleurs pas à lui faire quitter sa piteuse 5° place auquel il semble accroché telle une moule sur un rocher.

Il est bien évident qu’après cet épisode, je ne veux plus jamais entendre un supporter de Zozo m’expliquer à quel point son idole domine Massa. Il est parfaitement clair désormais que Massa n’a pas l’autorisation de se battre avec son équipier désigné n° 1 par contrat.

Seule la performance exceptionnelle de Sebastian Vettel aura réussi à nous détourner du scandale Ferrari. Le jeune Allemand a été le seul pilote du plateau à rivaliser avec les intouchables Ferrari. Grâce à son très bon coup de volant, il termine 4 secondes derrière le larbin d’Alonso, très loin devant les deux McLaren et son équipier qui se sont tous montrés bien transparents.

Du côté de l’écurie locale, Mercedes, on a totalement touché le fond. L’équipe, empêtrée dans des évolutions qui ne fonctionnent pas, ne cesse de rétrograder par rapport à la concurrence, au point de placer ses pilotes aux 9° et 11° places sur la grille. Seul le talent de Michael Schumacher a permis de limiter les dégâts. Son expérience et son coup de volant ont fait la différence au départ, comme à chaque fois. Schumi a gagné 3 places et a immédiatement pris l’ascendant sur son équipier. Mais une fois de plus, la stratégie approximative de son équipe et un arrêt trop précoce lui ont fait perdre une place dans les stands. Mercedes s’enfonce dans la médiocrité course après course et ne mérite décidément pas un pilote de la trempe de Schumacher.

Forzaferrarix.

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