52ème pilote de l’histoire à mener un Grand Prix de bout en bout et 1° poleman de l’année à signer la victoire, Mark Webber s’est imposé avec brio en dominant outrageusement le Gp d’Espagne 2010, disputé ce dimanche sur le circuit de Barcelone.
En signant 35 fois le meilleur tour sur les 66 tours que comportait le GP (soit plus de la moitié de la course), le grand Mark a su tirer la quintessence de la voiture la plus performante du plateau mais aussi faire la différence avec le jeune sur-coté Vettel qu’il a outrageusement dominé en qualifs comme en course.

Vettel, 3 pôles positions cette année sans aucune victoire au bout avait déjà montré ses limites en Chine. Parti du grand espace confortable qu’offre la pôle position, il s’était écroulé en course en finissant 6° à plus de 30 secondes de Button, pourtant parti 5° place sur la grille.
Un Button qui , rappelons-le, a marqué 16 points de plus que Vettel sur les quatre dernières courses. J’imagine que les excités en manque de champion Allemand qui voient en Vettel un prétendant des plus sérieux au titre m’expliqueront certainement que Button est lui aussi un prétendant des plus sérieux au titre ..
Un Vettel qui, bien que bénéficiant comme Mark de l’unique monoplace intouchable de ce début d’année , a encore montré ses limites lors de son unique duel en course face à Hamilton, lorsque l’anglais en pneus froids et sortant des stands, lui a infligé un dépassement de toute beauté alors que lui arrivait lancé avec des gommes à température idéale.
Un camouflet qui fait toute la lumière sur la capacité de Vettel à rivaliser avec une pointure comme Lewis bien qu’équipé d’une monoplace pourtant une seconde au tour moins rapide en conditions qualifs.
Une victoire qui permet à Webber de se replacer à 7 points derrière Vettel au classement des pilotes, un Vettel qui devra montrer autre chose sur la piste s’il ne veut pas voir son coéquipier passer rapidement leader de l’équipe et se livrer seul dans la bataille au titre face à Lewis Hamilton.
RedBull, déception de ce début d’année qui, bien qu’ayant verrouillé les 5 premières pôles position de l’année, semble avoir beaucoup de mal à concrétiser des doublés pourtant plus que réalisables. 3° au classement constructeurs, l’arrivée de circuits d’hommes comme Monaco et Montréal devrait définitivement enterriner la suprématie de Webber sur Vettel et voir la lutte pour le titre se dessiner de plus en plus entre les 2 plus forts attaquants du plateau.
... Reste que face au vieux briscard de Webber, la route pour Lewis vers sa 2° couronne mondiale ne sera pas une partie de plaisir...
Lewis armé de son indiscutable talent fut effectivement le seul pilote du plateau à pouvoir lutter face aux puissantes RedBull ce week-end. Une course magnifique, un rythme incroyable comparé à celui de Button incapable de doubler une Mercédès , et pour finir une 2° place acquise à la force du poignet qui allait permettre à Lewis de se hisser à la 2°place du classement pilote..
Mais un résultat frustrant puisque le meilleur Britannique a vu sa course compromise 2 tours avant le drapeau à damiers, trahi par une rupture mécanique alors qu’il abordait une courbe à 240km/h.

Une sortie de piste spectaculaire dans laquelle le champion du monde 2008 est sorti indemne puisqu’il a réussit, avec brio et sang froid ,à faire prendre une courbe à sa monoplace en perdition, évitant avant tout de s’écraser de face dans le mur de pneus qui lui tendait les bras , accident qui aurait pu compromettre son sensationnel début de saison.
Au delà de la suprématie RedBull et de l’accident de Lewis, les observateurs s’accorderont à dire que ce Gp d’Espagne fut un parfait somnifère et d’ores et déjà à mettre sur la liste des Gps à effacer des disques durs.
Pour autant il est un événement sur lequel je ne peux faire l’impasse , il s’agit du sacrifice Rosberg , d’où le titre de mon papl’art.
Mon alcoolyte ForzaFerrarix nous vantait donc dans sa dernière bouse de clavier les mérites du baron gris qui a enfin devancé Nico Rosberg en qualifications comme en course pour la première fois de l’année.
Pensez bien, accrocher Rosberg 0 pole, 0 victoire au palmarès d’un type qui a été titré 7 fois , c’est une performance sans précédent !
Le retour en force de schumi ! Il vient de mettre fin à une série de 6 courses puisqu’il était toujours battu par son équipier en qualifs depuis les deux dernières courses de 2006 et les quatre premières de 2010.
Là où j’ai du mal à faire la corrélation avec le retour en force annoncé en gros tître , c’est quand je constate que l’escroc de Kerpen a terminé à +1m 01.749s de la tête de course en Chine et qu’il termine à +1m 02.195s de la tête de course en Espagne.

Un constat qui fait toute la lumière sur la non performance de Schumi mais également sur le sacrifice dont a été victime le fils à Kéké.
Plutôt pas mal en ce début de saison, le jeune allemand qui avait systématiquement terminé dans les points lors des premières épreuves dont 2 fois sur le podium était jusque-là le pilote qui avait rapporté 80% des points engrangés par la firme à l’étoile au volant d’une monoplace qui lui convenait relativement bien .
Bizarrement de retour en Europe, le jeune Nico se retrouve avec une monoplace que l’écurie Mercedes a remodelée selon les bons vouloir de la diva de Kerpen incapable de rivaliser jusqu’alors avec son jeune compatriote...C’est à se demander pourquoi Rosberg n’a pas pu poursuivre sa saison dans un baquet qui lui convenait relativement bien.
La conséquence est sans appel, la monoplace lui est devenue inconduisible et diamétralement opposée à son style de pilotage . Triste sort pour un pilote qui en arrivant à Barcelone occupait la 2° place du classement pilote et se retrouve en une seule course à se battre pour contenir les faibles Williams et dégringole en un grand prix à la 5ème place et à 20 points du leader.

La simple observation de ses performances ce weekend sur un circuit extrêmement représentatif qu’est Barcelone confirme ses propres propos de désappointement.
Barrichello avait vu juste dans ses déclarations d’inter-saison lorsqu’il expliquait, en apprenant le retour du Kaiser, qu’il valait mieux que Rosberg signe dans une autre étable et qu’il n’a jamais été bon d’être le coéquipier de Schumacher, hier comme aujourd’hui.
Rosberg a-t-il été purement et simplement sacrifié par son écurie afin qu’il ne domine plus son coéquipier mais aussi pour calmer les ardeurs de certains actionnaires et syndicats du groupe Mercédès révoltés par un recrutement si couteux et sans résultats probants ?
Malheureusement la question mérite d’être posée quand on voit l’inversement du rapport de force suite au changement de voiture pour des résultats tout aussi mauvais de la part de l’escroc de Kerpen si l’on en réfère à l’écart qui le sépare des hommes de tête à l’arrivée.
Schumi a effectivement signé son meilleur résultat de la saison à Barcelone mais sur les quatre dernières courses, il a marqué 26 points de moins que Nico Rosberg, un écart qui pourrait se combler très vite compte tenu des "performances" de Rosberg... et puis si ça ne va pas assez vite, il y aura toujours la carte "erreur des mécanos" pour accentuer le tendance ; que Forza se rassure, Schumi devrait dominer Rosberg cette année !
Une méthode qui ne fera que dévaloriser un peu plus les titres engrangés par Schumi au regard de la facilité avec laquelle les étables peuvent facilement changer l’histoire en fournissant à un pilote une monoplace qui sied mieux à son coéquipier !
Mais au-delà de ce favoritisme grotesque , on peut se poser la question de l’amélioration de la voiture ? Même si la voiture convient moins bien à Rosberg, comment expliquer un tel écart à l’arrivée.
Et comment parler d’ "évolution" quand un team voit son meilleur pilote régresser de 10 places alors que schumi termine toujours ses courses à plus d’une minute des leaders ?
Ce pauvre Rosberg qui n’a encore jamais eu la possibilité d’avoir une voiture pour la gagne s’en voit dépossédé alors qu’il réalisait son meilleur début de saison.
Saura t-il redresser la barre et lutter en interne contre sa propre écurie ?
Début de réponse ,dès ce weekend, sur le rocher de Monaco.
L’Cheufff - © Niousis International-