Classement :
1. Trulli (Toyota)
2. Sutil (Weakness India)
3. Alonso (Renault)
4. Heidfeld (BMW)
5. Rosberg (Williams)
6. Nakajima (Williams)
Championnat pilotes
Championnat étables
Règlement sportif
Cela se vérifie manche après manche : les vieux circuits à la piste étroite ne manquent jamais de nous réserver des courses autrement plus spectaculaires que les récentes créations d’Herman Tilke aux larges zones de dégagement goudronnées. Le GP du Brésil n’a pas fait exception à la règle et nous a réservé une course de toute beauté avec des combats à tous les étages, pour la victoire comme pour les places d’honneur.
La plus haute marche du podium a été tout particulièrement disputée. C’est d’abord Kimi Raikkonen et Mark Webber qui sont passés à l’action avec un peu de frotti frotta. Le Finlandais réussira à casser aileron, mais pas à aller chercher la victoire. Une victoire qui échappe de manière incroyable à un Kovalainen accablé par la poisse. Le pilote McLaren parvient à réaliser un 360° au beau milieu du peloton. Comble de malchance, il ne touche personne, même pas Fisichella qui se voyait bien récupérer une place sur le podium par la même occasion.
C’est finalement Trulli qui aura le dernier mot. Mettant ses roues sur le vibreur puis dans l’herbe, il réussit une perte de contrôle parfaite et parvient à heurter Sutil (en prenant soin de ne lui laisser que la 2° place) puis le rail. Alonso, sur la trajectoire de la Weakness India, récupère un podium très chanceux qui offre la 3° place du championnat destructeurs à Renault.
Trulli remonte de la 7° à la 4° place au championnat, mais c’est malheureusement trop tard pour espérer jouer le titre. L’Italien a beau s’être imposé à trois reprises cette saison (en Chine, en Espagne, et maintenant au Brésil), il n’est entré dans les points qu’à quatre reprises. Les coups d’éclats ne suffisent pas quand la régularité n’est pas au rendez-vous. Sutil passe quant à lui 3°. Avec 10 points de retard sur le leader Buemi, il est lui aussi éliminé de la course au titre. Même en cas de victoire aux Emirats, son nombre de victoires et de 2° places ne serait pas suffisant pour devancer le pilote Toro Rosso.
Malchanceux au premier virage, Kovalainen, qui vient de voir le podium s’envoler, ne renonce pas. Passant par les stands, en en profite pour arracher le tuyau de ravitaillement. Raikkonen, l’autre animateur du premier virage, est aspergé d’essence et prend feu. Mais ce n’est décidemment pas le week-end des Finlandais. Les mécaniciens de Brawn arrachent le tuyau de la McLaren d’une manière bien peu sportive, ruinant les efforts de leur rival en l’empêchant d’abandonner, tandis que l’incendie de la Ferrari s’éteint aussi brutalement qu’il avait commencé.
C’est Nick Heidfeld qui subtilisera la 4° place tant convoitée, garant sa voiture aux stands au 21° tour. Il est suivi par un Nico Rosberg qui marque ses premiers points de la saison... mieux vaut tard que jamais comme on dit. Williams n’en reste d’ailleurs pas là : Nakajima prend son compatriote Kobayashi pour tremplin pour aller s’écraser dans le rail et récupérer les 3 points de la 6° place.
Au soir de l’avant-dernier GP de la saison, il ne reste plus que deux candidats pour le titre mondial. Sebastian Buemi abordera l’ultime manche en grand favori avec une avance de 7 points. Une 5° place à Abu Dhabi suffirait à lui offrir le titre quel que soit le résultat de son rival Heikki Kovalainen.