Sacré au Brésil, Button n’a plus gagné un Grand Prix depuis Istanbul, le 7 juin.
Bousculé par les améliorations apportées sur les autres voitures, notamment les Red Bull et les McLaren, le plus mauvais britannique du plateau a vu sa confortable avance fondre comme neige au soleil ; sa deuxième partie de saison chaotique après un démarrage en trombe a incontestablement terni son titre mondial de manière indélébile.
Au bout de 71 tours sans pluie, tout s’est terminé dans la logique d’une saison entièrement promise aux voitures blanches et jaunes dès le premier Gp de la saison.
Un sacre que Button a construit lors d’une première moitié de saison passée en roulant sur une autre planète : Six victoires sur les sept premiers Grands Prix. De quoi écœurer la concurrence au volant de la meilleure machine du plateau, une bombe à l’aérodynamique soignée conceptualisée par le staff d’ingénieurs du sorcier Brawn.

Devant un tel avantage technique , bien aidé par la FIA qui a validé le double diffuseur , certaines équipes ont, tôt dans la saison, décidé de jeter l’éponge pour 2009 en n’apportant plus d’amélioration sur leur monoplace, Ferraillerie en est l’exemple type.
Button n’a donc pas souffert d’une concurrence aiguisée lors de sa quête du grale, et c’est d’ailleurs pour cela que certains champions du monde marquent plus l’histoire de la F1 que d’autres.
L’avènement de Button à 29 ans et 170 courses dans les ceintures fait partie de ceux là ; sacre petit bras, champion au rabais , champion opportuniste ou roi des épiciers, tous à la fois , chacun y trouvera sa formule hein ?
Il est d’ailleurs étonnant que Zozoo soit un des seuls a le révéler, lui qui fut l’exemple même du mec qui a profité d’un avantage technique (mass dumper + parfaite synergie avec Michelin) face à la concurrence pour usurper les 2 couronnes posées sur son casque.
« Il a toujours été compétitif. Cette année, il a finalement eu la bonne voiture », explique Alonso à son sujet.
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