GP Mexique 2017 – Hamilton 4 étoiles

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Fin du suspens, les dés sont jetés. Auréolé d’une quatrième couronne mondiale, Lewis Hamilton rejoint le podium des pilotes les plus titrés de l’histoire de la catégorie reine.
La saison se poursuivra dans 2 semaines au Brésil. Le seul suspense qui réside est de savoir si Sébastien Vettel, désormais sous la menace directe de Valteri Bottas, parviendra à terminer à la 2ème du championnat ?

Une question qui en apporte une autre : Comment l’avance de 25 points de Vettel au soir du GP de Monaco, a-t’ elle pu se muer en un déficit de 56 unités à 2 courses du terme de la saison ?

L’interrogation est d’autant plus pertinente au regard des 6 premières courses de la saison qui s’étaient transformées en 3 victoires et autant de secondes places pour le pilote en combinaison rouge ; preuve s’il en était besoin, de l’hégémonie de la Ferrari, suffisamment compétitive pour battre la Mercedes.

En effet, les progrès réalisés par Ferrari entre 2016 et 2017 sont éloquents, et c’est ce qui rend la défaite encore plus amère du côté de Maranello. L’échec de Vettel, car c’est bien de son échec personnel qu’il s’agit, il le doit surtout à son arrogance, son manque de sang froid et à ses erreurs à répétition en piste.

Les chiffres ne mentent pas, et sont extrêmement cruels pour Sebastian Vettel. Au moment de partir en vacances après sa victoire en Hongrie, l’Allemand comptait encore 14 points d’avance sur Lewis et pouvait envisager sereinement la seconde partie de saison.

Ses supporters fanatiques, qui sévissent sur les différents forums, avaient d’ailleurs déjà débouché le champagne et ne se gênaient pas pour affirmer que la domination de Vettel depuis le début de saison démontrait qu’il était assuré de remporter le titre, affirmant au passage tenir la preuve qu’il était meilleur que Lewis !

C’était sans compter sur les pannes de cerveau de leur idole germanique mais c’était également sous-estimer la capacité de Lewis à rebondir lors d’une situation peu favorable. En effet, les 5 GP suivants voyaient l’Allemand n’inscrire que 45 points, quand son rival, reconcentré pour inverser la tendance, parvenait à glaner 118 unités supplémentaires.

Singapour est l’exemple le plus cuisant de la responsabilité de l’échec de Vettel et restera pour de nombreux observateurs le tournant décisif de la saison 2017.

Auteur d’une superbe pole, au volant d’une monoplace toujours aussi efficace, les premières secondes de course ont mis en exergue une nervosité peu rassurante. Vettel s’est rendu coupable d’un crash qui le mena à l’abandon dans une course qu’il ne devait pas perdre et ou les Mercedes avaient été incapables de rivaliser en qualifications.

Sur le circuit de Marina Bay, Baby Schumi a fait le choix de se concentrer sur le Hollandais violent qui avait pris un bien meilleur départ. L’erreur fatale fut de se déporter de manière incompréhensible sur le côté gauche de la piste pour tenter de résister à Verstappen pourtant quasi exclu dans la lutte pour le titre.

Jouant totalement perso, Vettel fît de son coéquipier la première victime de son attaque aussi débile qu’injustifiée, l’empêchant d’empocher de précieux points pour le championnat constructeur. La victime principale fut lui même, contraint à l’abandon, il laissa un boulevard à Lewis Hamilton qui remporta la course et s’empara de la tête du championnat en comptabilisant 28 points d’avance sur Vettel.

 

Cet épisode a démontré les signes de faiblesse de l’Allemand dans la guerre psychologique, exercice dans lequel excelle le génie de Stevenage. Singapour était LA course qui devait lui permettre de recreuser l’écart au championnat et c’est tout l’inverse qui s’est produit.

De même que son agression gratuite sur Lewis à Bakou lui a coûté de gros points en purgeant sa pénalité, son surpilotage à Austin l’a contraint a repasser par les stands pour changer ses pneus quand ses rivaux directs ont su ménager les leurs et se satisfaire d’un seul changement de gommes.
Si Hamilton est un habitué de ces joutes serrées de fin de championnat, durant laquelle le mental compte tout autant que le talent de pilote, Vettel, lui, ne l’est pas. L’Allemand et le Britannique n’ont en effet jamais été en rivalité directe pour le championnat la même saison.
« Vettel a remporté ses 4 titres à la suite sans une réelle adversité, c’est la première fois qu’il doit vraiment lutter pour arracher la victoire finale » rappelle Horner dirigeant de Red Bull.

La course au Mexique est tout aussi symptomatique du manque de flegme de Vettel. Parti en pole grâce à un tour de qualif au volant d’une Ferrari parfaitement taillée pour le circuit mexicain, l’allemand a, une fois de plus, fait le mauvais choix à l’extinction des feux.
Comme à Singapour c’est Verstappen qui s’est porté à sa hauteur à l’approche du premier virage, et comme à Singapour, Vettel a tenté de défendre sa première place quitte à endommager l’aileron de sa Ferrari en accrochant la Red Bull de Verstappen.

Hamilton, profitant du cafouillage avait pourtant réussi à se faufiler au virage n°2 jusqu’à ce que Vettel plonge à son contact, provoquant une crevaison sur le pneu arrière droit de l’Anglais.
La vidéo du départ est elle aussi sans appel, et mets en lumière l’attitude crasse de Vettel qui n’hésite pas, dans un premier temps à tasser Verstappen hors du circuit avant le premier virage.

Contraint de repasser par les stands pour changer son aileron, et donc en incapacité de glaner la 2ème place nécessaire pour entretenir un espoir de titre, Vettel vient ensuite (délibérément?) percuter en tout impunité le pneu arrière de Lewis, condamnant ce dernier à boucler l’intégralité du premier tour au ralenti avec un pneu crevé, ressortant à plus de 40 secondes de la queue de peloton.

D’ores et déjà la course était pliée et le titre empoché par Lewis dès le 3ème virage.

Les (télé)spectateurs furent par la même occasion privés d’une bataille qui promettait du spectacle entre la nouvelle star de Red Bull et le désormais quadruple champion du monde.

La SF70H de Vettel a démontré tout au long de la saison être une monoplace  bien née, voire meilleure que la Mercedes tant cette dernière avait besoin d’être seule en piste pour exploiter tout son potentiel.
Le terme de « diva » choisi par Toto Wolff pour évoquer le manque de constance de la monoplace argentée cette année nous enseigne que c’est parce que Mercedes avait le meilleur pilote, à défaut d’avoir la meilleure voiture, que les deux titres mondiaux ont été remportés.

Lewis qui s’est montré au meilleur de sa forme dans le rôle de chasseur en remportant 5 des 7 courses précédant celle du Mexique, n’a commis aucune erreur en piste et a démontré une maîtrise totale qui lui a tout simplement permis de faire la différence sur l’impétueux pilote Ferrari.

L’équilibre des forces de cette fin de saison laisse présager d’une année 2018 avec 3 équipes prétendantes pour les titres de champions du monde, Mercedes, Ferrari et Red Bull – voire Mc Laren qui devrait faire un bon dans la hiérarchie une fois débarrassé du poussif moteur Honda.

Son quatrième titre en poche, le pilote Mercedes ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. Le nouvel objectif du Britannique est de continuer à se battre pour marquer davantage l’histoire: « 4, c’est un chiffre formidable. Maintenant, je veux le chiffre 5 » a  prévenu Lewis au sortir du circuit Mexicain.

Du côté des rouges, le staff de Ferrari devra tout faire pour briefer leur pilote n°1 et lui apprendre à canaliser ses coups de sang, ou peut être devront-ils abandonner leur stratégie qui consiste à tout miser sur le même cheval surtout quand celui ci a tendance à oublier son cerveau au vestiaire…

L’cheufff-© F1niouses 2017

GP Budapest 2017 – Carnet de notes –

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  • RAI   Élu pilote du jour, il est le vainqueur moral de ce grand prix, les aficionados ne s’y sont pas trompés. Mais en appliquant  le manuel du parfait coéquipier chapitre par chapitre alors qu’il aurait pu gagner le Grand Prix, l’abominable homme de glace révèle à la mi-saison qu’il n’est pas candidat au titre.
  • VET  La diva en combinaison rouge signe une victoire sans aucune concurrence,  Ferrari mise toujours sur un seul cheval… et lui ça l’arrange !
  • BOT Les caractéristiques du circuit profitant aux 2 Ferrari, difficile de faire mieux qu’une 3ème place, qui plus est quand elle vous est offerte par votre coéquipier. A charge de revanche ..
  • HAM Dans la droite ligne des Gentlemen Driver anglais, Lewis n’a pas gagné aujourd’hui mais il a infligé une leçon de moralité et de sportivité au petit monde de la F1 quitte à laisser filer 3 points qui pourraient faire la différence en fin de saison

  • VER Le Hollandais violent a encore fait la démonstration de son attitude crasse en piste, Il ne respecte personne, pas même son coéquipier.
  • ALO  Le pilote aux 2 étoiles Michelin  gagne une place en course grâce à l’abandon de Ricciardo. Si les caractéristiques du circuit de Budapest permettent  à Ferrari de gagner, elles permettent aussi à McLaren d’être moins ridicule qu’à l’habitude. Une fois n’est pas coutume, l’orange n’a pas souffert de sa mécanique
  • SAI Longtemps dans le diffuseur de son compatriote Zozo, le fossoyeur de Kvyat  décroche une 7ème place pour une 7ème arrivée dans les points cette année
  • PER  Agressivité, le retour. L’accrochage entre coéquipier est intolérable, la 2ème partie de la saison ne va pas être rose chez Force India
  • OCO  Mieux qualifié que Perez mais tassé au premier virage. Tout vient à point…  même s’il y en a qu’un
  • VAN Les deux McLaren sont dans les points depuis Austin 2016. Croix de bois, croix de Fer, on va voir c’qu’on peut faire ..
  • KVY 7ème Grand Prix sans marquer le moindre point,  31 points d’écart au CDM avec Sainz, il déclare avoir fait une très belle course et il est seul à être d’accord
  • PAL A réussi 2 dépassements aujourd’hui  !!! On l’applaudit !
  • MAG Dans le même panier que Verstapen, un comportement de boucher mais dans une voiture moins rapide. Il dévoile son homosexualité en révélant vouloir se faire « sucer les boules » par l’incroyable Hulck !
  • STR A dominé son coéquipier de 7 dixièmes sur la grille. Pour revoir une pareille performance de Stroll il aurait fallu que Di resta… restât.
  • WEH  On ne retiendra que son crash aux essais libres
  • ERI   Lui aussi était là.
  • HUL  L’arrêt aux stands lui a été fatal, beaucoup de temps perdu pour ressortir des stands bloqué derrière l’anti sportivité de Magnussen
  • DI-R Un pilote de réserve qui n’a pas de roulage n’a rien a foutre sur le banc des remplaçants. 3 ans, 8 mois et 6 jours sans prendre le moindre départ de Gp l’ont transformé en amateur de la catégorie CFA, groupe D
  • GRO Il ne percute que 2 voitures au départ, mais il y en a quand même qui essaient de le dépasser sur la piste..
  • RIC  Il dispose toujours de 50 points de plus que Mad Max au Championnat , on attends la vengeance next spa?

 

L’cheufff- © F1niouses

Nan mais Halo quoi !!!

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Dont acte. La maFIA vient de prendre la plume en publiant un article sur son site officiel afin d’ expliquer, d’ argumenter, de défendre, et in fine d’imposer le Halo à compter de la saison 2018 contre le gré de 9 équipes, façon traité de Lisbonne

Après l’apparition des appendices hideux sur le nez des F1, voilà donc le halo.. Il est vrai qu’ installer une poutre en plein milieu du champ de vision des pilotes pour améliorer leur sécurité, il fallait juste oser y penser…

A la base, il y avait l’idée de l’Aéroscreen. Un concept développé et testé par Red Bull lors des essais libres du Grand Prix de Russie 2016 qui paraissait intéressant. Il s’agissait d’un pare-brise monté sur deux piliers jumeaux attachés de chaque côté du cockpit qui conférait aux F1 une allure d’avion de chasse certes,  mais  qui protégeait le pilote intégralement.

Finalement la maFIA a préféré valider le concept du Halo développé par son étable préférée, Ferraillerie. Beaucoup plus minimaliste, bien moins esthétique, il est composé d’ un arceau en carbone fixé à la carrosserie derrière le volant et de part et d’autre du casque du pilote. 

Il a pour but d’empêcher les débris de venir frapper le pilote, à condition bien entendu d’expliquer à tous les débris qu’ils doivent percuter la monoplace à l’endroit de l’arceau…

En effet , la question de l’efficacité du Halo peut être posée, du fait de l’absence de surface à l’avant , sur les côtés mais également au dessus du casque du pilote.

Que la F1 veuille plus de sécurité, c’est tout à fait louable, mais rien ne peut justifier une décision prise à l’emporte pièce comme celle du halo. Les derniers accidents qui ont motivé la maFIA à prendre cette décision sont ceux de : Massa, Surtees, De Villota, Wilson et Bianchi…et dans tous ces cas de figure, rien ne garantit  que le Halo eût été efficace..

Quand on soulève le tapis, la sécurité c’est avant tout une question d’assurance et de gros sous, par conséquent, imposer une « solution » qui manque clairement de maturité révèle un véritable écran de fumée qui masque les graves carences de la maFIA en matière de réglementation  

Le danger et le risque sont dans l’ADN de la catégorie reine mais la F1 moderne, prudente et sécuritaire affiche une volonté de gommer l’intégralité des risques depuis la tragique perte du dieu Senna 

Les circuits ont subi de nombreuses transformations, la suppression des courbes raides au profit de chicanes, la quasi disparition des « bacs à graviers »,  l’élargissement des dégagements dignes de parking de supermarchés , la généralisation de l’asphalte abrasif pour le freinage ainsi que des barrières absorbant les chocs.

Pour autant le risque zéro relèvera toujours de la chimère concernant des bolides qui pointent à plus de 330 km/h.  Les pilotes de F1 doivent rester les gladiateurs des temps modernes , leurs fans se nourrissant d ’adrénaline et d’une certaine mystique face au danger… 

L’Cheufff – © F1niouses

GP Silverstone 2017 – Carnet de notes –

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Personne ne parle de Come-back. A la base,  j’avais juste envie de voir si mes identifiants fonctionnaient toujours. Du coup, oui, mes identifiants fonctionnent toujours . Ensuite? Ça m’a démangé le clavier.  J’ai été pris par une violente et soudaine envie d’expliquer qu’il n’y avait pas grand chose à dire du grand Prix de Silverstone et  qu’il fallait que ça se sache, le tout sans Orval..
D’où…  le carnet de note

 

  • HAM Intouchable en GB, le triple champion du monde a marché sur l’eau en évoluant sur une autre planète , prophète en ses terres, il a surclassé la concurrence, il est en route vers son 4ème titre. Sans aucun doute, Vettel devra faire comme Julien..
  • BOT  Parti 9ème, le finlandais s’est craché dans les mains pour finir à la meilleure place qu’il puisse espérer, la deuxième. Il assure un doublé qui n’était pas gagné sur le papier, il gagne en expérience mais reste en deçà du rythme  du n°44 à voiture égale. Qu’il est difficile de toucher les étoiles..
  • RAI  Le sujet s’est réveillé en Q3, a surclassé de manière insolente Vettel en qualifs comme en course , a fait preuve d’une pugnace vélocité , a décroché une 3ème place venue  de l’espace et  n’a pas sourit sur le podium ! Iceman dans toute sa splendeur !
  • RIC  Victime d’un problème en Q1, l’homme qui affichait  37 Q3 consécutives s’est offert une belle remontée pour terminer en cinquième position.  Il est élu « Driver of the day » et compte 60 points de plus que son coéquipier au classement général, la démonstration est déjà faite
  • VER  Auteur de défenses aussi dégueulasses que les attaques de Vettel dont il fut la victime,  Il ne finit qu’à une place devant son équipier parti 19ème. La baudruche Verstapen n’en finit pas de dégonfler…
  • HUL  Le meilleur des autres en qualifs comme en course. Mérite une meilleure monoplace depuis des millions d’années.
  • VET  Tout se paye un jour, la justice du ciel le lui a rappelé ..
  • PER  L’espagnol a joué des castagnettes en observant le diffuseur de son excellent coéquipier tout au long du week-end
  • PAL   On avait oublié qu’il y avait 2 pilotes chez Renault, mais on l’a vu en qualifs ! Excusé pour coma hydraulique il n’a pas participé à la course,  ce qui n’est pas son pire résultat
  • OCO Je refuse de m’exprimer à son sujet… après on va me dire que c’est parce qu’il est français…
  • SAI  La rumeur l’envoie remplacer Palmer chez Renault dès le Grand Prix de Hongrie, ça laissera peut être une quarante troisième chance à Kyvat de nous prouver son talent
  • STR   Le cas stroll ne baigne pas dans l’huile, ça a l’avantage de donner du relief à Massa. Pour autant, celui que Claire Williams qualifiait hier  de « superstar du futur » n’est pas encore garanti d’un futur. En même temps (expression très à la mode) Jacques Villeneuve ne fait rien pour l’aider non plus..
  • MAS  Je n’ ai plus d’avis sur Massa, je ne le regarde pas, il est là depuis trop longtemps, incolore et insipide …
  • GRO  Le franco-suisse a attrapé le syndrome de la pleureuse  sans réussir a améliorer son chrono lors de sa 2ème tentative en qualifs,  Chouineur dans la digne lignée d’ un Vettel ou d’un Alonso, il est prêt pour un volant chez Ferrari
  • MAG Erreur de stratégie le week end ou Grosjean manque de performance, c’est de la faute à pas d’chance
  • KVY Jacques a dit  « Kvyat mérite de rester à la maison »  y’a Gasly qui attends, il est garé en double file !
  • VAN  Il est, des deux pilotes de l’équipe McLaren  celui qui fini le plus souvent les week-end de course.
  • ALO On ne tire pas sur une ambulance, ne comptez pas sur moi pour rappeler qu’il s’est fait dominer par son coéquipier tout le week-end !
  • WEH  A mangé un train de pneus de plus que prévu, finit derrière son petit camarade
  • ERI    A mangé un train de pneus de moins que son petit camarade , finit mieux que prévu  .

 

L’cheufff- © F1niouses