Ricciardo vs Vettel

 Le quadruple champion du monde en titre a peut-être mangé son pain blanc ces dernières années , en tirant  le maximum du génie de Newey et d’une équipe Red Bull au budget infini. 

Quatre titres pour celui qui collectionne un maximum de victoires en partant de la pôle c’est déjà pas si mal payé ..

Le crocodile du plateau remercié par RedBull, parti s’amuser en Porsche, a donc  cédé sa place à Ricciardo.

Le jeune Australien n’a pas raté son entrée chez Red Bull malgré toute la pression qui l’entourait , aligné aux côtés du quadruple champion du monde en titre, Ricciardo avait de quoi s’inquiéter, d’autant que la préparation de la saison avait été catastrophique chez Red Bull.

En signant un premier podium dés l’ouverture de la saison, Ricciardo a attiré  les projecteurs sur lui.Mais malheureusement l’Australien fut exclu de la course pour flux de carburant trop élevé selon les capteurs de la FIA, ce que nie Red Bull avec ses propres capteurs.

Il n’en demeure pas moins que le Champion du Monde en titre est secoué par Daniel Ricciardo, auteur de deux meilleures qualifications en trois courses, ainsi que d’autant de meilleurs résultats à l’arrivée.

VETTEL RICC

 L’Australien qui  compte cependant moins de points que Vettel, en raison de d’un déclassement en Australie ( les 18 points du podium se joueront  donc en appel) donne du fil à retordre à Vettel qui a montré de nombreux signes de nervosité lors du dernier grand prix

Le Grand Prix de Bahreïn a failli être similaire à celui de la semaine précédente, Daniel Ricciardo échouant à quelques dixièmes d’un podium qui semblait bien lointain au moment du départ  13ème sur la grille après sa pénalité de 10 places

Le circuit de Sakhir est un modèle du genre, ultra rapide et ses caractéristiques ont donc tendance a surexposer la domination de Mercedes.

On retiendra tout de même la phrase d’Horner qui en dit long au sortir de la dernière course ..

« Nous pouvons aussi être encouragés parce que nous étions assez compétitifs à la fin de la course, surtout avec Daniel, »

 

 

 

.

 

 

 

    Autre Championnat: Classements GP de Bahreïn

    Classement:

    1SutilSauber
    2VergneToro Rosso
    3EricssonCaterham
    4GutiérrezSauber
    5MagnussenMcLaren
    6ButtonMcLaren

    Championnat pilotes:

    1Sutil37
    2Maldonado33
    3Vergne33
    4Massa25
    5Ericsson25
    6Gutiérrez22
    7Kobayashi18
    -Bianchi18
    9Hamilton15
    10Vettel12
    11Ricciardo12
    12Magnussen10
    13Button8
    14Grosjean6

    Championnat étables:

    1Sauber59
    2Caterham43
    3Lotus39
    4Toro Rosso33
    5Williams25
    6Red Bull24
    7Marussia18
    8McLaren18
    9Mercedes15

    Règlement sportif

    Palmarès

      Hamilton acculé face au talent de Rosberg

      Après un GP de Malaisie qui avait laissé espérer un retour des autres équipes et notamment de Red Bull, l’épreuve bahreïni a vu l’écrasante domination des Mercedes reprendre de plus belle. Cela s’explique probablement par le fait que le circuit de Sakhir est le plus rapide de ce début de saison (près de 210 km/h de moyenne en qualifs contre 185 à Melbourne et 165 en Malaisie), ce qui a donné l’avantage au puissant V6 Mercedes par rapport au poussif moteur Renault qui lui rend entre 60 et 80 chevaux. Ce n’est pas un hasard si on retrouve 6 moteurs Mercedes aux 8 premières places, dont 3/3 sur le podium.

      Cela n’a en rien nuit au spectacle, même si les nombreuses bagarres, y compris entre équipiers, se sont déroulées dans deux divisions différentes, Mercedes d’un côté, et les autres équipes de l’autre.

      Du côté de chez Mercedes, Nico Rosberg s’est montré plus performant que son coéquipier tout au long du week-end. En qualifications d’abord, où il a signé la pole avec près de 3 dixièmes d’avance. Mais au départ, Hamilton profite de sa position à l’intérieur pour prendre l’avantage au premier virage. Rosberg, plus performant que son coéquipier, ne relâche pas la pression en début et en fin de relais. Hamilton, aux abois, sous la menace d’un équipier qui le devance au championnat et qui se montre plus rapide que lui, ne recule devant aucune manœuvre pour préserver sa position. A plusieurs reprises, il pousse hors-piste son équipier qui a pris l’avantage au premier freinage. Si Rosberg ne s’était pas poussé dans le bas-côté à plusieurs reprises, l’accrochage aurait été inévitable.

      Mercedes prend alors conscience du risque et met en place une stratégie destinée à figer les positions et éviter au maximum la lutte fratricide. L’équipe décide de monter les gommes medium à Rosberg dans son second relais, tandis qu’Hamilton attendra son relais ultime pour utiliser les gommes les moins performantes. De ce fait, l’équipe est assurée que Rosberg va perdre du temps sur Hamilton, qu’il regagnera lors du dernier relais, et que les pilotes ne seront en bagarre que pour les derniers tours de course dans le pire des cas.

      L’agression de Maldonado sur Gutiérrez, entraînant la sortie de la voiture de sécurité, allait remettre cette stratégie au bénéfice de Lewis Hamilton en cause, permettant à Rosberg de mettre la pression à son équipier tout un relais et pas seulement sur les tous derniers tours. Mais comme dans le premier relais, Hamilton use de tous les coups bas pour bloquer son équipier plus rapide, claquant toutes les portes et le poussant de nouveau hors-piste.

      Hamilton, acculé, s’en sort in extremis. Et Rosberg serait bien avisé d’en tirer les leçons. Car sous son air sympathique et souriant, Hamilton a clairement démontré qu’il ne reculerait devant rien pour sauver un titre qui lui échappe depuis déjà 6 ans. Et ce n’est pas en jouant aux grands copains que Rosberg s’imposera. La prochaine fois qu’Hamilton le poussera dehors, l’Allemand serait mieux inspiré de ne pas s’écarter vers les bas-côtés et de laisser le Britannique le percuter. C’est à ce prix qu’il se fera respecter, pas en se tapant sur le ventre avec lui. Et il n’a aucun complexe à avoir vu qu’il est le plus performant des deux comme il l’a démontré ce week-end.

      Du côté de la seconde division, ce sont comme dit plus haut les équipes motorisées par Mercedes qui ont tenu le haut du pavé. Sergio Perez, que l’on n’avait pas vu à pareille fête depuis longtemps, a réalisé une très belle performance, de celles qui lui avaient permis de se faire repérer par McLaren au cours de la saison 2012. 5° temps des qualifs, il s’est emparé de la 3° place dès le 12° tour et ne l’a plus quittée sinon par le jeu des arrêts aux stands. Il domine pour une fois l’incroyable Hülk qui prend la 5° place.

      Très belle performance également de Williams, qui confirme le potentiel entrevu à Melbourne. Les monoplaces blanches ont très longtemps occupé la place de « meilleur des autres ». Mais leur stratégie à 3 arrêts là où l’ensemble des leaders n’en ont fait que deux ne s’est pas avérée payante, d’autant que le dernier pit stop a été effectué juste avant la neutralisation.

      Mais Felipe Massa doit quand même rire intérieurement en voyant les performances de son ancien équipier pour qui il a servi de larbin pendant si longtemps. L’ami Zozo, qui clamait encore cette semaine à qui voulait l’entendre qu’il pouvait encore être champion du monde cette année (comme un David Coulthard des grands jours), a pris une véritable rouste sur le tracé de Sakhir. Il termine 9°, derrière les deux Williams. Surclassé par Raikkonen en qualifications (3 GP seulement auront suffi), il ne doit son salut en course qu’au nouvel incident entre Magnussen et son coéquipier. Bref, pour Alonso, le titre ce sera encore pour l’année prochaine. Ou pour celle d’après.

      Enfin, du côté de Red Bull, le champion du monde en titre n’a pas pu, pour la seconde fois en trois courses, défendre correctement ses chances. La faute à une vitesse de pointe totalement catastrophique qui l’a handicapé tout au long de la course.

      Pour finir, McLaren et particulièrement Magnussen, grandes révélations de Melbourne, n’ont de nouveau pas pu confirmer les espoirs placés en eux. A Sakhir, McLaren s’est montrée la moins compétitive et aussi la moins fiable des écuries Mercedes. Et Button a repris son logique statut de leader d’écurie, devançant Magnussen en qualifications puis de manière encore plus nette en course. Le week-end s’est finalement conclu sur un double abandon sur un même problème d’embrayage.

      Enfin, on ne peut que constater que la FIA fait toujours preuve de la même inconséquence dans ces décisions. Pour avoir envoyé un petit camarade en tonneaux qui plus est en sortant des stands, Maldonado s’en tire avec un stop & go et 5 places sur la grille au prochain GP… soit 5 places de moins que Ricciardo n’a rien fait de mal personnellement et a même parfaitement réagi en immobilisant sa monoplace avant que quelque chose de grave ne survienne. Maldonado perd 3 points sur son permis. Autant dire qu’il devra envoyer valser encore 3 pilotes pour qu’une suspension soit effective. On a connu plus dissuasif.

      Forzaferrarix.

        Rosberg vs Hamilton

         

        ham ros

         

         

        Les chiffres et les résultats des 2 premières manches de la saison sont implacables, Mercedes domine outrageusement la concurrence . 2 victoires en 2 courses et un écart constant sous le drapeau à damiers.

         

         

        En effet, en Australie, Ricardo avait terminé 2ème à 24˝ 525 de Rosberg avant d’être déclassé,  et à Sépang, Vettel finit 3ème à 24˝ 534 d’Hamilton.

         

         

        2 grands prix qui ont déjà permis à Hamilton de faire la différence face à Rosberg , 2 poles à zéro et 1 victoire pour chacun des pilotes.

         

         

        A Melbourne , Rosberg a été renvoyé en deuxième ligne et surclassé par Hamilton lors des qualifs. Rebelote à Sépang ou Hamilton a littéralement humilié son coéquipier de plus de 6/10 de seconde.

         

         

        En Australie, Lewis devait être l’homme du week-end mais sa monoplace en a décidé autrement. Les ratés moteur au départ sont venus gâcher une pole position obtenue avec panache  et son abandon au 3 ème tour a permis à Rosberg d’être débarrassé de sa plus coriace concurrence.

         

         

        Bien qu’ayant souffert de la fiabilité de sa machine lors de la première manche, Lewis a réussi le week end parfait à Sépang en réalisant le Hat Trick. Au delà des performances dominatrices de sa monoplace, il a également démontré sa suprématie sans appel face à Rosberg outrageusement dominé à matériel identique.

         

        Lewis est et sera l’homme à battre cette saison, Rosberg n’a qu’a bien se tenir à défaut de pouvoir monter son niveau de pilotage au niveau de  celui du génie de Tewin

         

          Mercedes domine mais Red Bull revient

          Après une manche inaugurale un peu folle, on est revenu à quelque chose de plus classique (entendez par là un peu plus soporifique) ce week-end en Malaisie.

          Les qualifications disputées sur le mouillé nous ont d’abord réservé le traditionnel cirque le la FIA qui ne laisse plus jamais une course ou une séance se disputer sur piste détrempée, alors que les pilotes s’en sortaient très bien dans ces conditions il y a 15 ans. La pluie a permis au génial Sebastian Vettel de compenser par son talent la supériorité technique des Mercedes et d’approcher la pole position à 55 millièmes, s’intercalant entre Hamilton et Rosberg.

          Notons également que quand Vettel n’est pas victime d’un problème moteur, il met une seconde à son équipier sur le mouillé, n’en déplaise à ses détracteurs qui l’imaginaient déjà dominé par Ricciardo après le GP d’Australie.

          Les qualifs ont également été marquées par une stupide erreur d’Alonso, qui a percuté Kvyat en lui fermant la porte alors que le pilote Toro Rosso s’était porté à sa hauteur. Bien évidemment, les commissaires se sont empressés de classer l’affaire, puisqu’on ne sanctionne pas sa majesté l’Espagnol.

          La course ne restera pas dans les annales. Il n’y a jamais eu de suspense pour la victoire, ni pour le podium fixé dès le 3° tour. Sur piste sèche, il était impossible d’aller chercher les Mercedes, et Rosberg s’est facilité la tâche en débordant Vettel dès le départ grâce à sa position sur la partie propre de la piste. Le champion du monde en titre a cependant fait illusion une moitié de la course en restant très proche de son compatriote.

          Il n’a pas été aidé dans cet exercice par son équipier qui a cru bon de se montrer extrêmement agressif en début de course, allant jusqu’à pousser Vettel hors-piste. Sa fougue, qui a privé le champion du monde de la possibilité d’aller mettre la pression sur Rosberg dans les premier tours, a été d’autant plus inutile qu’il s’est fait avaler par son équipier dès l’activation du DRS et qu’il n’a jamais été en mesure de tenir le rythme du quadruple champion du monde.

          Une fois cet ordre établi, avec les deux Mercedes devant les deux Red Bull et Alonso, il ne s’est plus passé grand-chose, d’autant que ces cinq pilotes partageaient une même stratégie à 3 changements de pneus.

          Seul Nico Hülkenberg a fait preuve d’un peu d’originalité en ne s’arrêtant que deux fois. Cela lui a permis de boucler quelques mètres en tête et de tenir la dragée haute à Fernando Alonso jusqu’aux tous derniers tours, en dépit d’une monoplace très inférieure à la Ferrari. Chez Force India comme chez Sauber, l’Allemand continue à nous surprendre très favorablement.

          Les seuls incidents notables jusqu’à la fin de la course auront été les malheurs de Daniel Ricciardo. Lors de son dernier arrêt, l’Australien a été libéré par son équipe alors que sa roue avant-gauche était mal fixée. Même si le pilote a très bien réagi en s’immobilisant immédiatement, le temps de ramener la monoplace à son emplacement, le pilote a perdu plus d’une minute et demie dans l’incident. Il abandonnera quelques tours plus tard sur une avarie d’aileron.

          On regrettera à cette occasion la sévérité aveugle dont a fait preuve la FIA, toujours incapable de parcimonie dans l’application du règlement lorsqu’il s’agit de Red Bull. Ricciardo a eu droit à la triple peine : perte de temps lors de l’incident, stop & go de 10 secondes et rétrogradation de 10 places pour le GP suivant. Cela dépasse toutes les limites de l’absurde. Alors que l’équipe et le pilote ont réagi promptement pour éviter tout accident, ils sont sanctionnés avec la même sévérité que si la roue s’était détachée et avait percuté quelqu’un. Alors que la tendance est au laxisme pour le comportement en piste, puisque les drive through ont laissé la place à des pénalités de 5 secondes effectuées lors de l’arrêt suivant, on sanctionne lourdement un pilote qui n’a pas commis la moindre faute. Bien évidemment, on peut douter que les peines aient été si sévères s’il s’était agi d’Alonso. Ricciardo a disputé seulement 2 courses avec sa nouvelle équipe et il a déjà reçu des sanctions portant sur 3 GP différents, record à battre.

          Quelles conclusions tirer après ces deux premières courses ? Mercedes reste l’équipe à battre mais les progrès de Red Bull, tant en performances qu’en fiabilité, sont notables depuis la manche australienne. Il est encore trop tôt pour parler de vague bleu marine, mais les résultats du week-end laissent augurer de belles victoires dans quelques semaines, pourquoi pas lors des courses européennes. La Red Bull est loin d’être une monoplace ratée comme les essais d’intersaison pouvaient le laisser croire. L’équipe était simplement en retard dans sa préparation.

          Chez Ferrari, il n’y a pas grand-chose de nouveau par rapport à l’année dernière. Alonso est toujours aussi transparent et impuissant. Incapable de viser le podium, l’Espagnol est abonné aux 35 secondes de retard sur le vainqueur, et Hülkenberg reste son petit camarade de jeu comme en 2013. Comme d’habitude, il peut compter sur la fiabilité exceptionnelle de sa monoplace pour faire l’épicier et récupérer une 3° place du championnat qui semble totalement surréaliste au vu de son niveau de performances. La Scuderia ne peut pas compter non plus pour l’instant sur Kimi Raikkonen, pour l’instant très loin de reproduire ses belles performances de l’année dernière chez Lotus. D’autant que le Finlandais, accroché par Magnussen en début de course, a ajouté la malchance au manque de performances.

          S’agissant de Magnussen justement, on a pu voir que les deux équipes qui nous avaient positivement surpris en Australie, McLaren et Williams, sont quelque peu rentrées dans le rang. Le Danois qui s’était comporté à Melbourne comme s’il avait une longue expérience dans la discipline a cette fois commis une erreur de débutant, et les gris sont passés du podium à une modeste 6° place à plus de 1’20 du vainqueur. Même déception pour Williams. L’équipe qui avait placé ses deux voitures en Q3 il y a 15 jours se contente de la 13° et de la 15° place sur la grille.

          On note aussi des progrès certains chez Lotus, qui comme Red Bull souffrait d’un retard plus que d’une monoplace fondamentalement ratée. Plus mauvaise écurie du plateau à Melbourne, avec deux voitures en fond de grille et un double abandon, l’équipe a commencé à redresser la barre. Grosjean atteint cette fois la Q2 et surtout rejoint l’arrivée, qui plus est à une honorable 11° place.

          Forzaferrarix.

            Autre Championnat: Classements GP de Malaisie

            maldonado

            Classement:

            1MaldonadoLotus
            2BianchiMarussia
            3VergneToro Rosso
            4SutilSauber
            5GutiérrezSauber
            6RicciardoRed Bull

            Championnat pilotes:

            1Maldonado33
            2Massa25
            3Kobayashi18
            -Bianchi18
            5Hamilton15
            -Vergne15
            7Vettel12
            -Sutil12
            9Ricciardo12
            10Ericsson10
            -Guttiérez10
            12Grosjean6

            Championnat étables:

            1Lotus39
            2Caterham28
            3Williams25
            4Red Bull24
            5Sauber22
            6Marussia18
            7Mercedes15
            -Toro Rosso15

            Règlement sportif

            Palmarès

              Autre Championnat: Classements GP d’Australie

              Autre Championnat Australie

              Classement:

              1MassaWilliams
              2KobayashiCaterham
              3HamiltonMercedes
              4VettelRed Bull
              5EricssonCaterham
              6MaldonadoLotus
              7GrosjeanLotus
              8Ricciardo*Red Bull
              * Sous réserve de la décision de la Cour d’Appel Internationale de la FIAC

              Championnat pilotes:

              1Massa25
              2Kobayashi18
              3Hamilton15
              4Vettel12
              5Ericsson10
              6Maldonado8
              7Grosjean6
              8Ricciardo4

              Championnat étables:

              1Caterham28
              2Williams25
              3Red Bull16
              4Mercedes15
              5Lotus14

              Règlement sportif

              Palmarès

                Le changement, c’est maintenant

                Cette saison 2014 est celle de tous les changements. En premier lieu celui du règlement technique. Les V8 2,4 litres atmosphériques disparaissent au profit des V6 turbo 1,6 litre et l’importance du SREC se trouve renforcée. Il se charge désormais non seulement à partir des freins mais aussi du turbo, sa puissance est doublée et sa plage d’utilisation passe de 6 à 33 secondes par tour.

                Il s’agit là d’une évolution plutôt logique. La F1 n’avait plus connu de changement réglementaire majeur depuis 2009. C’était donc l’occasion de permettre une redistribution des cartes, de prendre en compte les problématiques écolo-bobo qui sont dans l’air du temps et de permettre aux grands constructeurs de pouvoir continuer à utiliser la F1 pour développer les technologies destinées à apparaitre sur les voitures de série dans le futur.

                Ces changements n’en sont pas moins contestables par certains aspects. La sonorité produite par les nouveaux blocs moteurs, à mi-chemin entre le bruit d’une F3 et celui d’une monoplace d’Indycar, est des plus décevant. Le rugissement du tigre a laissé place au feulement du chat maladif. Plus contestable encore : la limitation de la consommation d’essence à 100 kg par course, qui oblige les pilotes à économiser leur carburant. Il est particulièrement contre-nature de réunir les meilleurs pilotes du monde pour les obliger à conduire au ralenti. En outre, cela nuit clairement à la lisibilité des courses. Désormais, quand Machin ira plus vite que Tartempion, ça ne signifiera plus nécessairement que Machin pilote mieux ou dispose d’une meilleure monoplace, ça pourra signifier que Tartempion est en train d’économiser son essence.

                La conséquence à court terme de ces changements est évidemment une diminution de la fiabilité. Sur le premier GP de la saison, on est revenu au nombre d’abandons que l’on pouvait observer une dizaine d’années plus tôt. D’autant que la diminution drastique du nombre de moteurs autorisés chaque saison (5 désormais) incite les équipes à ne prendre aucun risque.

                Les échappements soufflés sont désormais interdits. La mesure vise explicitement Red Bull qui maîtrisait cette technologie mieux que ces concurrents. On n’en attendait pas moins de la FIA dont la partialité n’est plus à démontrer depuis longtemps. Ailerons avant et arrière ont vu leur taille diminuer. Le museau a été rabaissé, officiellement pour des raisons de sécurité. Quand on voit les museaux pointus que certains ingénieurs ont imaginés et qui semblent conçus exclusivement pour aller perforer les pneus des petits camarades, on peut fortement douter que l’objectif soit atteint.

                Mais la mesure la plus scandaleuse concerne évidemment le règlement sportif. La FIA, s’essuyant les pieds sur l’équité sportive, a décidé de doubler les points de la dernière manche. Cette mesure, destinée exclusivement à maintenir un suspense artificiel le plus longtemps possible et à augmenter de facto les audiences télé, est totalement injustifiable. On se demande bien pourquoi celui qui s’impose à Abu Dhabi mériterait plus de points que celui qui gagne à Monaco, et pourquoi celui qui a le malheur de connaître un problème technique ou de croiser la route de Maldonado lors de la dernière manche devrait le payer plus cher que si l’incident était survenu sur un autre GP.

                Sur le plan des transferts, Ferrari a clairement exprimé sa défiance envers Fernando Alonso, incapable de décrocher le titre en 4 années de présence, en lui refusant désormais le statut e privilégié qu’il a toujours exigé et en lui mettant Raikkonen dans les pattes. Massa a fait le pari de Williams dans l’espoir de retrouver une nouvelle jeunesse après 4 ans de larbinat, estimant probablement que l’arrivée du moteur Mercedes suffira à sortir l’équipe du marasme de la saison dernière.

                McLaren, qui sort également d’une saison lamentable, a mis fin à l’expérience Perez qui n’a pas été couronnées de succès. L’équipe britannique a choisi de faire confiance au jeune Kevin Magnussen, champion en titre de Formule Renault 3.5. Elle a également renforcé son staff en faisant revenir le tricheur antisportif mais néanmoins efficace Ron Dennis, tout en débauchant Eric Boullier de chez Lotus.

                Lotus, justement, n’aborde pas la saison de la meilleure des manières. Les difficultés financières déjà préoccupantes entrevues en 2013 ne vont pas en s’arrangeant. Il a fallu recruter Pastor Maldonado et ses petrobolivars pour boucler le budget et personne ne s’attend à ce qu’il réalise des prestations similaires à celles de Raikkonen. Le staff a fondu et la voiture n’a pas été prête à temps, de sorte que l’équipe a manqué l’une des séances d’essais de pré-saison.

                Du côté de chez Red Bull, Ricciardo a pris la place de son retraité de compatriote Webber. Son niveau sera la grande inconnue du début de saison. Bien qu’il a démontré une certaine pointe de vitesse en qualifications chez Toro Rosso, on ignore encore ce qu’il est capable de réaliser au sein d’un top team.

                Enfin, Hülkenberg, grand oublié des transferts malgré ses excellentes performances, a trouvé refuge chez Force India où il avait déjà usé sa combinaison en 2011 et 2012.

                Les essais d’intersaison avaient laissé entrevoir des scénarios rocambolesques. Première course aux airs d’hécatombes, pannes d’essence en série, des Red Bull à la masse incapables de boucler plus de 15 tours, des Ferrari en milieu de grille… Certes la hiérarchie a évolué depuis la saison dernière, mais la manche inaugurale à Melbourne a montré qu’on était loin du séisme annoncé.

                La fiabilité a diminué et les pilotes commettent plus d’erreurs car les monoplaces sont plus difficiles à conduire. Au demeurant, on n’a pas eu 5 voitures à l’arrivée mais seulement 7 abandons. Quant aux top teams, à l’exception de Lotus qui tend à ne plus faire partie de cette catégorie, ils se sont montrés au rendez-vous sur le plan des performances malgré une fiabilité encore perfectible.

                Là où les essais d’intersaison n’ont pas menti, c’est sur le niveau de la Mercedes qui est clairement la voiture à battre en ce début de saison.

                Pour autant, la course aura laissé plus de questions en suspens qu’elle n’a apporté de réponses. Les problèmes moteur rencontrés par Vettel en qualifications comme en course nous laissent dans l’expectative quant au niveau de la Red Bull et de son nouvel équipier. L’abandon tout aussi prématuré de Hamilton nous a privé d’un duel entre équipier chez Mercedes. Et la victoire à l’Autre Championnat de Massa associée à l’erreur de Bottas nous ont empêché de mesurer l’ampleur exacte des progrès de Williams.

                Les seules certitudes, c’est l’excellent niveau et l’absence de complexe de Kevin Magnussen, déjà sur le podium et devant son équipier pour sa première course dans la discipline. Quant à notre ami Fernando Alonso, il est toujours aussi insipide et transparent, incapable de se transcender pour aller chercher autre chose qu’une 5° place à la régulière. Mais ça ce n’est pas une nouveauté.

                La course s’est terminée sur une nouvelle magouille de la FIA avec l’exclusion de Daniel Ricciardo pour un débit d’essence prétendument trop élevé. Cette décision apparaît totalement sidérante quand on sait que les capteurs de la FIA ne sont pas fiables et ont affichés des résultats délirants tout au long du week-end. Il n’y a pas à chercher bien loin pour trouver à qui profite le crime. Il suffit de voir quel prétendant au titre autoproclamé récupère 2 points dans la manœuvre, et quelle écurie voit un adversaire direct privé de ses points au championnat constructeurs. Heureusement, la Cour d’appel aura bientôt l’occasion de mettre son nez là-dedans.

                Forzaferrarix.

                  F1Niouses © 1998-2014 Niousis International Frontier Theme